mardi 6 mars 2007

Portrait de Super Long John


Il est 23 h pétante au moment de commencer ce portrait. Autant vous dire qu'une seule et unique heure pour résumer la personnalité du personnage c'est plus que court. Funkybender aime les défis...

Parfois je ne suis pas clair avec ma conscience... Super Long John y est pour quelque chose. C'est probablement lui qui est à l'origine de mes plus nombreux fous rires. Ho oui, je vous entends déjà. Et alors !? Sachez qu'une majorité d'entre eux sont déclenchés à ses dépends. Bouhouuuu ! Heureusement, une grosse minorité sont des rires complices. Attention.

Pour ceux qui ne connaissent pas Super Long John, imaginez vous la fusion du capitaine Haddock, de Bender le robot et de Serge Gainsbourg. Bon c'est vrai, j'y vais un peu fort. Ces trois personnages ne méritent pas ça. Attachant et antisocial. Esprit brillant et folie maniaco-dépressive matinée de schizophrénie. Maître Cappelo le jour et maître Kanterbrau la nuit.

Vous savez, nous les bretons, nous sommes des adeptes de la bonne cuite. Bières + bières + bière = bonnes soirées entre potes. Il y en a toujours un pour avoir fait pire que toi le lendemain. C'est SLJ. La foule réclame : "Un exemple, un exemple, un exemple." Arrête, il va m'en vouloir. Bon OK.

Soirée exotique au pub Brenn à Quimperlé. On joue à l'extérieur (20 km de Lorient notre fief). La taverne est pleine comme un oeuf. Seule la mezzanine nous offre une tablée. Pinte, pinte, pinte, pinte, pinte et demi (je conduit). Puis rebelotte. Bref, la soirée agréable se poursuit. De fil en aiguille, notre ami sombre dans sa douce folie et réveil le punk qui est en lui. Nous n'avions pas trop vu le coup venir, les discutailles allaient bon train.

Et c'est là que le festival commence. "SALOPE !!!!!". "SALOPE". Tiens, SLJ qui dormait paisiblement sur la banquette, s'en prend soudainement à la demoiselle de la table voisine. Nos yeux interloqués mais peu surpris interrogent la minette. Elle commet une grave erreur. Au lieu de pourrir SLJ, d'appeler un copain bagarreur ou de se barrer; elle ne trouve rien de mieux que de l'ignorer timidement.

"SAAAAAAALOPE !!!" Il est pas l'heure rentrer là ? Nous avons perdu trop de temps à finir nos verres, SLJ dort profondément. Hissez haut moussaillons ! SLJ est raide. Dans les deux sens du terme. Les ingénieurs en herbes forment un conciliabule de crise. Comment transporter SLJ discrètement sachant que l'escalier de la mezzanine est étroit, casse gueule et débouche sur le bar où sont massés 200 clients.

Configuration : SLJ comme un tronc d'arbre un mec devant pour les pieds, un au milieu (le plus costaud) et un pour la tête (le plus clair, moi). En voiture Simone. Trois mètres, "Huston, tout est OK." Puis, vient la convulsion de notre bille de bois. Avec un petit grognement. Oups, je lâche. Et bing ! La caboche heurte l'escalier de bois. Le bruit sourd alerte l'assistance. 200 visages nous regardes. On peut y lire consternation, pitié et amusement.

C'est à ce moment là que mes nerfs ont lachés. LE fou rire. J'ai du mal à reprendre mon souffle. J'ai une mission à accomplir. "Allo Huston on a un problème." C'est les yeux fermés, hilare et les abdos en compote que je reprend SLJ en main. "Allons les gars réveillez vous, il va falloir en mettre un coup." Dommage que SLJ n'ait pas pu voir ça. Nous étions les vedettes de la soirée. Un concert des Pussy Cat Dolls n'aurait pas fait mieux.

Evidement, il a été facile d'atteindre la sortie. Nulle besoin de demander pardon aux gens. De toute façon j'étais incapable de parler. Puis l'air pur de l'extérieur. Malgrés une acalmie, quelques répliques de rire se font encore entendre. Merde ! SLJ s'est réveillé. Et comme il aime bien tenir son public en halleine, le voilà qui décide de roupiller sur la route. A deux heure du matin, sur un grand axe tout droit limité à 90 et pratiqué à 120. Plus personne ne se gausse.

SLJ est hors de lui. Pourquoi ? La tête ? Plus de bière ? Fait froid ? Le PSG a perdu ? Nul ne le sait. Mais j'aurai préféré avoir affaire à Mick Tyson bourré. Impossible de l'aproché. Dingue. Et tout ça le cul par terre ! Mef. Urgence. "Va cherche la voiture !" Warning pour signaler le danger. Y'en a qui on du croire que l'on avait renversé un Ouran Outan. Si, si il en reste en Bretagne. On charge notre fauve. En route pour la terre. Sur le trajet qui nous ramène de l'espace, SLJ est redevenu totalement lucide (ho un peu pompette certe) et il est totalement amnésique.

La morale de cette histoire : je vous ai épargné tout les bons moments passés avec SLJ "normal". Il y en a de très très bons. Mais ces exemples de débauche de rires sournois me font pensé que 6 minute de poilade par jour ralonge l'espérence de vie. Grace à SLJ je serai centenaire. Il vous dira, malgré 30 Camels par jours, qu'il dancera sur ma tombe. "Vielle canaille"

La morale de cette morale c'est un adage. Qui aime bien chatie bien. Alors SLJ, n'hésites pas, laches toi sur les commentaires. Promi, pas de censure. Et une dernière chose : on ne s'ennui jamais avec toi la nuit. Je ne me sent jamais seul avec toi le jour.

6 commentaires:

Funkybender a dit…

Sur le gong. Mission accopmlie !

Anonyme a dit…

ba alors,je croyais qu'il n'y avait pas de censures?

Anonyme a dit…

super long john a un apétit d'enfer, est-il un bouilleur d'enfant? un ogre? ce dévoreur de pate a la qualité d'etre toujours fidèle a lui meme..grosse faim et surtout grosse soif.. une soirée sans super long john c'est comme une soirée sans biere.. bouuuu. ce personnage devient un collector avec l'age, il mérite d'avoir une éfigie a sa gloire!!! une kékene d'or ou une camel en bronze.créont la "spdslj" (société protectrice du super long john).

Funkybender a dit…

Pas de censure pour Super Long John ! Pour les autres, juste lorsque c'est necessaire. C'est d'ailleur la première fois. Ca fait tout drole.

Anonyme a dit…

le texte d accord t aurais pu faire pire! mais la photo..... t'es un sacré enfoiré...

Anonyme a dit…

anonyme je te conchie..............